Parole en public : mettez-vous la passion !

Par Romain | Le storytelling

Déc 23

 

« Vous parlez de façon cohérente. Pour moi, tout va bien ! »

 

OUF ! J’ai entendu cette phrase il n’y a pas très longtemps de la bouche d’un médecin.

C’était au travail, dans le secteur public. Enfin quelqu’un qui parle vrai et qui vous entend, vous comprend, et valide votre positionnement.

Et aujourd’hui je blogue et écris sur la toile. Vous ne voyez peut-être pas tout à fait de quoi je parle ?

Tenez-vous bien, c’est la séquence révélation …

 

Revisiter les classiques de la parole en public…

 

Ce médecin du travail a bien fait son boulot. Au départ, cette convocation, posée silencieusement sur mon bureau, un jeudi du mois de septembre, avait été une légère énigme.

 

parler en public

 

En 10 minutes d’échanges avec cette femme au regard vif, j’apprends qu’on s’inquiète d’un possible état dépressif. Surpris, un peu hébété, je trouve cela confondant. Car je ne le suis plus, et depuis un bon moment. Pour moi, c’est évident.

Au fait … c’est pas un mot très Web Marketing, ça, la « dépression », vous ne trouvez pas ? C’est pas un mot qui ferait vendre… Mal appréhendé, il évoque une maladie vue et vécue comme un tabou. Et ce tabou, j’écris ici pour le pourfendre. 

Retour dans le cabinet où j’agite toujours mon fleuret. Patiemment, mes arguments se défendent : je parle d’alignement, de méditation, de santé mentale… A cette femme médecin, je renvoie la balle. 

Est-ce que ça vous parle ?

Je n’ai pas l’habitude d’être insistant. Et pourtant. Dès le début, maniant le verbe plus hardiment, je fais valoir que je suis guéri, décidément !

 

parler en public

 

Et finalement, elle me déclare que ce discours est cohérent, et que le salariat ne peut plus être un sacerdoce. Qu’il faut que je crée mon entreprise. Car mes paroles prennent de l’impact et ont du sens.

Et là je repense à l’Ecosse. Au Loch Ness. Aux châteaux en ruines qui dorment et renaissent…

 

Petit aparté authentique …

 

Car j’ai été expatrié, parti longtemps à l’étranger, et revenu au bercail il y a 10 ans. Après l’Afrique et la Belgique … les entretiens en publics, pré-recrutements, recrutements, s’enchaînèrent inlassablement. Ils avaient lieu dans des bureaux, dans des salles blanches, dans des immeubles un peu trop hauts.

Car je partais parfois d’en bas, les pneus à plat.

 

parler en public

 

Depuis 1 an, je parle d’entrepreneuriat. Je suis en plein dedans. Et c’est bien plus que du blabla :

  • Travail de l’âme et du mindset
  • Ecoute des autres, sans prise de tête
  • Lecture d’ouvrages tels des trésors

 

Entrepreneur : SORS DE CE CORPS ! 

Mais poursuivons l’introspection…

 

Parler en public ? … Plus un tabou

 

Pendant longtemps, je fus gêné par des démons. J’étais à bout. Ces démons s’appellent ‘dépression’. Les causes en sont multiples. Je me souviens de ces journées, ou ces soirées … sourire à la volée, tenter de faire bonne figure… serrer des mains, s’exprimer clair et parler sûr … étaient loin d’être une sinécure.

Devoir parler en public de cette maladie, en soirée de mariage par exemple, c’est un peu comme s’imaginer verser du vinaigre sur la pièce montée. Personne n’aurait plus vraiment envie d’y goûter et à la base, le vinaigre … j’avais pas non plus envie de l’apporter, ni de le verser.

 

parler en public

 

Alors on s’abstient, on se désole, on s’isole. Ou alors on se console en se disant que c’était mieux à l’école… peut-être ? Vous avez du bol. Je suis passé par là, je sais ce que c’est « d’en être »… Avec le cœur, avec les lettres, créons plus de bien-être.

 

Le dialogue en public malgré tout

 

Car ce que l’on devrait enseigner dès l’enfance, c’est les bases d’un discours positif avec soi. Pour réussir à parler en public, sous ce format, j’alimente une puissante pensée positive. Aujourd’hui, elle est formidable tout autant que je me sentais fort minable…

J’utilise cette pensée positive désormais comme un muscle. Et du coup je persiste au centuple. Sans aucune colère, je dis aujourd’hui que je suis vert des préjugés trop souvent constatés sur la dépression. Peut-être que certains amis ou proches se reconnaîtront…

 

 

parler en public

 

Il suffit de regarder certaines interventions ou discours en public – ouvrez le lien – pour se faire une raison. Et, sinon, notons que :

La dépression n’enlève pas à une personne son envie de communiquer avec autrui, mais sa capacité à le faire. 

 

Cette vérité n’est pas de moi, mais de Bill Bernat. Ecoutez son franc-parler en public – sous-titré en français – c’est subtil et salutaire. Et ce discours-là n’est pas une parole en l’air…

 

 

Attendez, c’est pas vraiment tout à fait la fin …

 

En parler en public… simplement

 

Ces deux liens vers des conférences insérés dans ce texte donnent de la matière et offrent le prétexte :

  • aux uns, à l’esprit « sain », de savoir créer du lien
  • aux autres, qui vont moins bien, de retrouver l’entrain
  • à tous, d’apprécier l’essence du contact humain

 

Puisque, après tout, les chiffres sont déclarés en public par l’OMS…. je le confesse : depuis que le corps médical a validé que j’étais fait pour entreprendre, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin.

Et vais peut-être même surprendre. Alors, écoutez bien.

 

Créer les bases d’un dialogue innovant

 

Si vous regardez les conférences sur TED sur la maladie dont je parle ici en public, vous serez bluffé(e)s par ces histoires. Elles sont courageuses, nombreuses, parfois hypnotiques. Elles livrent des aspects fondamentaux et des paroles de bon sens, même si je n’ai pas eu le temps de toutes les voir, dans leurs nuances.

Mais je fais un dernier saut dans le passé. Il y a 2 ans, début 2017, j’ai commencé à trouver la recette pour m’en sortir. C’est dire : j’attaquais ma cinquième période de chômage, façon whisky 15 ans d’âge. 

 

parler en public

 

J’ai commencé par assister à quelques ateliers Meetup. Parlé avec quelques startup. Eventuellement, pour se moquer d’un certain Trump, sans ambages. Mais surtout, j’ai écouté tant d’histoires d’entrepreneurs en herbe qui se lançaient. Qui trouvaient un public pour parler du nouveau feu qui les animait.

Alors venez les écouter … sait-on jamais ?

 

Ecrire de belles histoires vraies, c’est important …

 

Pour commencer, prenez un journal (le mien c’est diariste.fr), écrivez sur quelques feuillets. De ce qui vous ou nous concerne. Le moral en berne et la pensée en cernes sont des choses ‘normales’. Méditez dans un endroit douillet. Ou faites parler votre mental sur papier, de ce que les gens n’ont peut-être encore jamais entendu parler.

 

parler en public

 

Choisissez pour votre bloc notes un joli teint argenté, bleu ou doré, ou quelque chose de plus corsé. Posez des vers en mode spontané, brut. Peu à peu, vous apprendrez à vous écouter. Sans vous censurer, que vous soyez atypique, classique, ou constamment … à bout.

Créer une forme d’entreprise mentale, pour essayer. En écrivant, pour gagner un peu plus d’aise à l’oral, progressivement.

Et puis flûte ! Certains tabous seront bien un jour levés…

Voilà, c’est tout !

Joyeuses Fêtes de fin d’année !

 

 

Romain Habig

Ancien expatrié puis salarié d'écoles d'ingénieurs, j'explore l'art et la technique du parler. Pour vous aider à faire du trac votre meilleur allié. Pour transcender les paroles que vous devrez dire. Pour que vos discours motivent, persuadent ou inspirent.

  • Legouge dit :

    merci, je me suis régalée à lire votre prose poétique

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